Sécurité

La sécurité, une priorité, une évidence, un lien indéfectible avec le chemin de fer, la signalisation, la maintenance des infrastructures et du matériel, la conduite des trains et leur exploitation. Avec l’évolution du trafic et l’acquisition de technologies de plus en plus modernes, un nouveau système de management de la sécurité a vu le jour en 2013. Un grand nombre d’actions ont été mises en œuvre, notamment en matière de signalisation et d’amélioration des infrastructures : politique accélérée de suppression des passages à niveau, commandes centralisées, aiguillages automatisés au niveau des gares, systèmes de contrôle de vitesse… Une tendance croissante : installer des dispositifs automatisés pour éviter les erreurs humaines. Ces évolutions n’ont qu’un but : garantir la sécurité des biens et des personnes transportés.

60 % du personnel ONCF exerce un métier lié à la sécurité, directement ou indirectement. Les chefs de train, les conducteurs, les chefs de sécurité, les aiguilleurs, les régulateurs du poste de commandement et les responsables de la maintenance remplissent leurs fonctions dans un environnement soumis à des exigences sévères en matière de sécurité. Au niveau des gares, le chef de sécurité est le seul responsable de la circulation des trains. Il communique avec les gares avoisinantes, avec les conducteurs et le poste de commandement. En fonction de la taille et de l’activité de la gare, il a sous ses ordres un aiguilleur qui manipule les installations d’aiguillage. 70 % des formations concernent la sécurité. Toute personne affectée à une fonction en lien avec la sécurité doit effectuer une formation initiale qui la déclare apte au travail et satisfaire à des exigences médicales et psychotechniques. Le collaborateur, une fois habilité, fait l’objet d’un contrôle continu de son niveau professionnel.

Les passages à niveau : une fin programmée. Le trafic ferroviaire en hausse n’est pas le seul responsable des accidents qui surviennent au niveau des passages à niveau. En cause : les traversées de voies anarchiques trop fréquentes de piétons et d’animaux, et les automobilistes pressés et négligents qui ne respectent pas les signalisations. En outre, le passage à niveau en ville met à rude épreuve la fluidité automobile. L’ONCF a pris des mesures radicales : la suppression, à terme, de tous les passages à niveau à risque, à commencer par ceux situés dans les zones à fort trafic. Depuis 2000, les nouvelles lignes ne comportent aucun passage à niveau. Cette révolution se poursuit aujourd’hui à vive allure. Une quarantaine de passages à niveau sont remplacés chaque année par des ponts-rails ou des ponts-routes. Et ceux qui subsistent répondent aux normes de sécurité. En attendant leur suppression définitive, ils sont équipés de systèmes automatiques de fermeture de barrières, et activés par le biais d’un boîtier qui entre en contact avec les roues du train, quelques kilomètres avant son passage. Des campagnes annuelles, telles que la Journée internationale de sensibilisation à la sécurité aux passages à niveau organisée dans 45 pays, conjuguées à des actions de proximité, ont permis de faire diminuer le nombre d’accidents. Elles ont aussi contribué à faire adopter à tous un comportement responsable et citoyen.

Au nom de la sûreté, l’ONCF a opté pour une stratégie qui a pour objectif de sécuriser davantage les sites et les trains, et de lutter contre les actes de malveillance (jets de pierre, pose d’obstacles devant les trains, vol de matériel sur les voies et caténaires…). Une structure dédiée à la sûreté a été créée en 2009. Parmi les actions phares en cours : la mise en place de caméras de vidéosurveillance dans les gares, les dépôts, les tunnels, sur les ouvrages d’art et sur certaines voies. Le gardiennage des sites est renforcé et des détecteurs d’intrusion sont placés dans les locaux techniques et les postes de voie. Les éclairages des gares et des chantiers sont en passe d’être améliorés. Une équipe « sûreté préventive » est prévue au sein d’un Poste de commandement national sûreté. Elle gèrera les actes liés à la malveillance en temps réel et coordonnera l’intervention des services de gardiennage, des services de sûreté territoriale et de la police ferroviaire. L’ONCF travaille également, en coordination avec les communes et les écoles, à sensibiliser les enfants au danger des jets de pierre sur les trains, à supprimer progressivement les bidonvilles en bord de voie ferrée et à inciter les piétons à emprunter les passerelles au-dessus des voies et, pour les voyageurs, les passages souterrains dans les gares.

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VIDEOSURVEILLANCE A CASA-PORT

La sécurité, un rouage essentiel de la vitesse. Un train qui roule à 160 kilomètres à l’heure et, demain, à plus de 300 kilomètres à l’heure, ne peut s’autoriser aucune faille dans le système de sécurité des voies. En ville, des clôtures de murs en béton encadrent les rails, tout en servant d’écran acoustique ; en milieu rural, des remblais et des clôtures en fil de fer protègent les accès aux voies. Des passages souterrains et des passerelles ont été systématiquement aménagés aux abords des gares. Un important travail de sensibilisation au passage du train à grande vitesse est réalisé auprès des populations. Les maîtres d’ouvrages, accompagnés d’élus locaux, sont allés à la rencontre des habitants proches de la ligne et ont recruté de la main-d’œuvre. L’ONCF a travaillé en concertation avec les écoles, et des actions sociales ont été menées auprès des riverains. En termes de sécurité, il s’agit du premier projet à avoir adopté une mission de coordination de sécurité et de protection de la santé sur les chantiers, afin de faire respecter le même règlement pour toutes les entreprises qui cohabitent sur place. Un objectif : le risque zéro en matière d’accident.


  • En quinze ans

    Circulation :
    > 295 passages à niveau supprimés
    > 300 km de murs construits sur 1215 prévus

    Contrôle :
    > Auscultation des rails : 3 fois/an (6 fois/an pour les lignes de phosphate)
    > Contrôle informatisé de la géométrie de la voie : 3 fois/an sur tout le réseau
    > Contrôle informatisé de la géométrie de la caténaire : 2 à 3 fois par an

    60 prix nationaux sécurité
    et qualité au travail


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