GARES

Les gares, devenues des pôles d’échange au cœur de la ville, constituent une des plus belles évolutions de l’ONCF, la partie visible de ses ambitions. Leur rénovation a changé le concept même de la gare. De simple halte, celle-ci est devenue un lieu de vie, où l’on se détend en attendant son train, en prenant un café ou un sandwich, où l’on flâne dans les boutiques. La gare s’est transformée en un lieu dédié au voyageur, lui offrant un espace de services agréable, qui lui facilite la vie pour prendre son billet, pour acheter sa carte de téléphone ou son journal et pour accéder aux quais. Une nouvelle façon de vivre le voyage.

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GARES

La gare d’aujourd’hui change la ville. Elle l’accompagne dans son développement, elle devient un repère urbain. Son architecture emblématique et unique la rend visible de loin. L’ONCF tend à faire des abords de la gare un centre multi-services qui profite du trafic ferroviaire, tout en attirant également les citadins. La gare est conçue comme un aimant, un lieu attractif, où il est facile de stationner grâce aux parkings souterrains ou adjacents, de trouver un hôtel, un restaurant ou un commerce. La réhabilitation récente des gares a déjà une incidence énorme sur tous les projets urbains. La gare, au centre d’un nouveau quartier, centre d’affaires, commercial et touristique. La gare, vitrine pour l’entreprise ferroviaire, une aspiration à la modernité pour la ville. La gare, un symbole, un point d’ancrage qui agit comme un lien invisible reliant les citoyens d’une ville à l’autre, d’une région à une autre.

Du fer, de l’acier, du béton, du verre, du bois… L’architecture des gares est un symbole de la modernité du Maroc et de son développement. Les nouvelles gares s’annoncent par un grand parvis qui assure la continuité entre la ville et le train. Leur taille est pour certaines impressionnante, et ce sont de véritables emblèmes dans la ville. Les gares sont lisibles, le voyageur y chemine aisément, aucun obstacle ne vient troubler son parcours. Cette nouvelle génération de gares est dimensionnée pour l’avenir, celui de l’arrivée de la Ligne à Grande Vitesse ou du train régional. Les gares facilitent l’intermodalité, la voiture au parking, le taxi, le tram et le bus à l’arrivée… Le centre commercial enrichit la gare, il l’habille, il l’anime, il la rend chaleureuse.

Depuis 2003, des gares prestigieuses sortent de terre, embellissant le paysage urbain. Plus d’une quarantaine d’entre elles ont été reconstruites ou rénovées, en fonction du trafic voyageurs. Ce programme de modernisation concerne tous types de gares, des petites au plus grandes. Tanger, Marrakech, Fès ont donné le signal des grandes réalisations. La gare de Marrakech est la première à avoir été conçue comme un lieu d’échanges, aux espaces ouverts, conviviaux, abritant une galerie commerciale aux enseignes de renom. Les quatre gares qui accueilleront la Ligne à Grande Vitesse sont en cours de construction. Une première au Maroc : un concours international a désigné les architectes chargés de la conception de ces gares. Marocains et Italiens en sont les lauréats. La gare LGV de Tanger englobera l’ancienne ; Kénitra offrira deux entrées sur la ville et des accès aux quais reliant les quartiers, sans la rupture souvent occasionnée par une voie séparant la ville en deux ; Casa-Voyageurs, qui accueillera le terminus du train, va préserver le cachet historique de sa gare actuelle en créant à ses côtés une gare-pont moderne, passerelle entre les quartiers nord et sud de Casablanca. Même concept pour la future gare de Rabat-Agdal, dont les ambitions architecturales sont prometteuses. Nador, Meknès, Oujda… D’autres gares prestigieuses habilleront les villes, comme autant d’étendards placés sur le réseau ferré.

Des gares entièrement dédiées aux voyageurs. Historiquement, de nombreuses gares ont été construites en périphérie des villes, accueillant aussi le fret et la maintenance ferroviaire. Avec l’urbanisation, ces gares se retrouvent au cœur des villes, et leur image ne correspondait plus au cadre soigné qu’attendent les voyageurs. Aussi, à terme, toutes les activités industrielles vont être délocalisées. La gare sera désormais celle du voyageur. Le départ de ces activités laisse un important patrimoine foncier à l’ONCF, bien décidé à le valoriser et à optimiser sa gestion en créant autour des gares des centres multiservices. Des projets en cours sont à l’étude dans de nombreuses municipalités, en concertation avec les autorités locales. La gare devient le cœur d’un quartier vivant battant au rythme de la ville. De plus, afin de mieux se recentrer sur son cœur de métier, tout en améliorant la qualité de service, l’entreprise ferroviaire a conclu des partenariats public-privé effectifs au sein des gares pour le nettoyage, la sécurité, la billetterie ou au niveau du call center.

Ancrée dans la ville, ancrée dans le sol, la gare de Casa-Port suscite l’admiration de par sa conception exceptionnelle. Une nef entre mosquée et cathédrale, des poteaux élancés vers le ciel, une charpente dessinée de béton et de dentelle d’acier, un toit porté par des fûts et des corolles d’acier, un habillage de bois et de verre… Son style allie contemporain et art marocain. Un équilibre de lumière et de transparence, une géométrie rappelant la rigueur de l’art arabo-musulman.

Inaugurée en septembre 2014 par Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, cette gare de béton et d’acier fait référence à la culture portuaire et industrielle de Casablanca. Ses parois en partie vitrées rappellent le dessin d’un tapis ou d’un motif de moucharabieh, marquant sa signature marocaine. Des parvis intermédiaires reliés par des escalators agrandissent l’espace intérieur sur trois niveaux.

Casa-Port est l’entrée de la future marina de Casablanca, un passage du quai ferroviaire au quai maritime, mais également un édifice tourné vers la ville.


  • En quinze ans

    42 gares modernisées ou construites.

    Augmentation du nombre annuel de voyageurs :
    > au départ de Tanger : de 410 000 à 1 100 000 : + 171 % ;
    > au départ de Rabat-Ville : de 2 160 000 à 3 520 000 : + 63 % ;
    > au départ de Fès : de 820 000 à 2 150 000 : + 162 % ;
    > au départ de l’aéroport Mohamed V : de 350 000 à 860 000 : + 146 %.

  • Galerie


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  • « Il n'est de pire amour que le regard que l'on échange dans une gare lorsque les deux trains vont chacun de leur côté. »

    Yasmina Khadra
    Les hirondelles de Kaboul
  • « Ah, la claire arrivée au lever du matin
    les gares, leur odeur de soleil et d'orange,
    Tout ce qui, sur les quais, s'emmêle et se dérange,
    Ce merveilleux effort d'instable et de lointain. »

    Anne de Noailles
    L'ombre des jours, 1902