Demain

« L’avenir se lit sur nos lignes ». Cette signature publicitaire n’a jamais été si vraie. Depuis quinze ans, l’ONCF se prépare aux rails de l’avenir, avec de nouveaux défis en perspective ! Répondant à la Vision Royale sur le développement du Maroc, il a fait évoluer et améliorer le transport ferroviaire de façon considérable. Mais le transporteur compte aller plus loin en se positionnant comme un groupe, leader national de la mobilité durable au service des voyageurs et des opérateurs économiques.

La mobilité durable : accessibilité, efficacité et respect de l’environnement. C’est l’un des axes stratégiques développés par l’ONCF. Le transport accessible à tous est le grand enjeu des prochaines décennies, et la mobilité durable est une réponse aux attentes des usagers et à la croissance économique et urbaine. L’entreprise a pour ambition de desservir de plus en plus de villes marocaines par rail, de faire de la nouvelle Ligne à Grande Vitesse un levier pour les futures lignes à venir et d’augmenter les connexions et les correspondances ferroviaires. Parmi les objectifs souhaités : désenclaver les régions, transformer le transport urbain pour les voyageurs et développer davantage l’activité logistique pour les clients entreprises. Et pour améliorer encore sa compétitivité et la qualité des ses prestations, l’ONCF mise sur un développement accéléré du numérique et des nouvelles technologies de l’information. Ces outils innovants sont essentiels à l’organisation interne de l’entreprise mais aussi aux services offerts aux clients, tels que les services en ligne de réservation et de billetterie.

L’avenir au quotidien. Le groupe ONCF se tourne vers d’autres domaines d’activités stratégiques pour diversifier son offre, tout en étendant le réseau ferré. Il compte développer des filières ferroviaires marocaines et les faire rayonner au niveau régional. Il s’agit de créer une véritable industrie ferroviaire pour la construction des trains afin de satisfaire la demande nationale, mais également d’exporter son savoir-faire en Afrique. Car se positionner à l’international fait aussi partie des enjeux de sa croissance. De même, pour optimiser l’aménagement du territoire en valorisant son patrimoine foncier, l’ONCF conçoit ses projets en concertation avec les villes.

Des hubs de transport, des pôles multimodaux seront reliés par train régional ou LGV pour mieux desservir les zones de chalandises. Capitaliser sur le réseau, l’étoffer, tout en le prolongeant par un autre mode de transport : autocar, taxi… avec des correspondances qui facilitent la prise en charge du voyageur. Ces hubs seront structurés en fonction des grands corridors de déplacement au Maroc. Mais quelles villes nouvelles privilégier ? Quels hubs ? Quelles gares à aménager ? La cartographie des besoins est importante, et l’équilibre territorial a été privilégié. Quatre axes ont été retenus : l’axe maghrébin au nord reliant Tanger à Oujda, l’axe Atlantique reliant les grandes villes du Maroc le long du littoral, l’axe des régions du centre afin de désenclaver cette zone du pays, et enfin l’axe sud pour relier le sud du pays. Ainsi, la ligne Marrakech-Agadir sera la prochaine ligne à grande vitesse à réaliser, pour un développement accéléré du sud.

Toujours plus loin, « ONCF, destination 2025 » et le plan Rail 2040 ouvrent de nouvelles perspectives, affinant les objectifs du rail. Quelle sera la future configuration du réseau ? LGV ou lignes conventionnelles ? Comment décongestionner les grands pôles urbains ? Autant de questions ayant déjà fait l’objet d’études avancées. Un investissement global de 264 milliards de dirhams devrait être effectué dans les vingt-cinq prochaines années pour renforcer le réseau : 1 120 kilomètres de lignes à grande vitesse sur l’axe Atlantique, entre Agadir et Tanger, et l’axe maghrébin, entre Casablanca et Oujda, avec à l’avenir un grand projet de ligne maghrébine reliant Casablanca à Tripoli ! 2 750 kilomètres de lignes conventionnelles viendront enrichir le réseau ferré national. Le ferroviaire a également un rôle important à jouer dans l’allègement du trafic dans les grandes agglomérations. Un plan de desserte régionale est à l’étude avec la mise en place future du RER (Réseau express régional), qui s’appuiera en partie sur le réseau existant. En outre, l’ONCF a pour objectif d’aller au-delà de l’extension du réseau. Les besoins en service des usagers sont prioritaires et doivent déterminer ses plans d’avenir. Économie d’espace, sécurité, préservation de l’énergie et de l’environnement sont les arguments imparables des avantages du chemin de fer.

[ZOOM] : Un portefeuille filiales bien développé

L’ONCF a développé une stratégie de groupe et créé plusieurs filiales qui exercent dans différents domaines : la filiale Transport (Supratours et Carré) et la filiale hôtelière, avec trois hôtels prestigieux, La Mamounia, Michlifen, Palais Jamaï et un grand hôtel en construction, Marchica, à Nador. La Mamounia est depuis l’origine liée à l’histoire mondiale du rail. Vitrine de Marrakech, elle est aussi devenue une marque marocaine connue dans le monde entier, un patrimoine de souveraineté.

Screenshot



  • Des chiffres révélateurs

    Économie d’espace :
    > une double voie : 4 fois plus de trafic pour 2 fois moins d’espace qu’une autoroute.

    Vision 2040 :
    > Réseau classique : 2 110 km à 5 960 km.
    > Réseau LGV : 200 km à 1 500 km.

    > Nombre de villes desservies : de 24 à 43
    > Population desservie : de 50% à 87 %.
    > Aéroports desservis : de 1 à 15.
    > Ports desservis : de 6 à 12.

  • Galerie